Lexique orthodoxe

Zoom sur quelques notions du lexique orthodoxe


 

Année Liturgique

 

 

L’année liturgique, comme l’année civile, est une période de douze mois, mais elle est marquée d’un sens tout à fait différent, car elle se rattache fondamentalement aux faits majeurs de la vie du Seigneur. Pour des raisons historiques trop longues à expliquer ici, l’année liturgique commence le 1er septembre. Elle comporte différents cycles, comme celui des fêtes fixes (c’est-à-dire qui reviennent toujours à la même date : Annonciation, Noël, Baptême du Christ, Dormition, etc.), et le cycle des fêtes mobiles (autour de la fête de Pâques dont la date change chaque année), qui s’interpénètrent, ce qui explique la complexité des offices qui sont célébrés chaque jour de chaque année de grâce du Seigneur (Luc 4, 19) --- Catéchèse Orthodoxe, Vocabulaire Théologique Orthodoxe, CERF, 1985

 

Concile


Assemblée d'évêques d'une région ou de l'Eglise entière (on parle alors de concile "œcuménique") réunie pour statuer sur des questions d'ordre doctrinal, canonique ou pastoral. Au contraire du synode, le concile a un caractère extraordinaire. Les décisions du concile (qui n'est jamais à priori infaillible) doivent ensuite être reçues par le peuple des croyants pour être considérées comme légitimes et inspirées par l'Esprit-Saint.

[Extraits du dossier "L'orthodoxie, des faits et des chiffres", préparé par Michel Stavrou, chargé de cours à l'Institut de Théologie Orthodoxe Saint Serge de Paris, pour la Revue Géopolitique, Novembre 1994]
 

Diaspora orthodoxe


"... Culturellement et géographiquement, l'Eglise orthodoxe paraissait jusqu'à présent quasi exclusivement orientale. Ce n'est plus le cas aujourd'hui. Il y a maintenant, en dehors des pays traditionnellement orthodoxes, une grande "dispersion" dont le centre principal se trouve en Amérique du Nord, et qui se ramifie dans toutes les parties du monde. Les Grecs et les Russes sont les plus nombreux et les plus influents, mais la "diaspora", bien loin de se limiter à eux, comprend également des Serbes, des Roumains, des Arabes, des Bulgares, des Albanais et d'autres y ont aussi leur place. [...] Mais si la diaspora en elle-même n'est pas quelque chose de nouveau, ce n'est cependant qu'au vingtième siècle que la diaspora a pris des proportions qui font maintenant de la présence orthodoxe un facteur important dans la vie religieuse des pays non-orthodoxes... [...] Sur le plan religieux, l'émigration orthodoxe s'est organisée en fonction de critères nationaux... Au lieu d'un seul diocèse à chaque endroit, sous un seul évêque, presque partout en Occident il s'est établi une multitude de juridictions parallèles avec plusieurs évêques orthodoxes côte à côte dans les grandes villes. Quelles que soient les causes historiques de ce phénomène, cela est certainement contraire à la conception orthodoxe de l'Eglise... Aujourd'hui beaucoup d'entre nous aimeraient voir dans chaque pays d'Occident une seule Eglise locale englobant tous les Orthodoxes dans une organisation unifiée : les paroisses pourraient préserver leur caractère ethnique si elles le désiraient, mais toutes reconnaîtraient le même hiérarque local et tous les hiérarques de chaque pays siégeraient les uns aux côtés des autres en un seul synode... »

[Extraits de "L'Orthodoxie, l'Eglise des sept conciles" (collection Théophanie, Edition Desclée de Brouwer, 1997) de Monseigneur Kallistos (Ware), évêque de Diocleia)]
 

Eglise locale


Une Eglise locale, pour l'orthodoxie, n'est pas une "partie" de l'Eglise catholique et universelle, mais la manifestation locale de celle-ci en plénitude. L'unité de l'orthodoxie est conçue comme une communion des Eglises locales dans la foi.

[Extraits du dossier "L'Orthodoxie, des faits et des chiffres", préparé par Michel Stavrou, chargé de cours à l'Institut de Théologie Orthodoxe Saint Serge de Paris, pour la Revue Géopolitique, Novembre 1994]

 

Eglises orientales orthodoxes 

 

"Ces Eglises se divisent en deux groupes: l'Eglise d'Orient (essentiellement dans les frontières de l'Iran et de l'Iraq actuels, et qu'on appelle parfois nestoriens, assyriens, chaldéens ou Syrien orientaux), et les cinq Eglises non chalcédoniennes (fréquemment appelées monophysites): l'Eglise syrienne d'Antioche (appelée Eglise Jacobite), l'Eglise syrienne de l'Inde, l'Eglise copte en Egypte, l'Eglise arménienne et l'Eglise éthiopienne. L'Eglise d'Orient aujourd'hui ne compte pas plus de 550 000 membres, bien qu'elle ait été jadis nettement plus grande; les non-chalcédoniens sont environ 27 millions. Ces deux groupes sont souvent qualifiés de "Petites" Eglises orientales, ou Eglises orientales "séparées", mais il serait préférable d'éviter de pareilles dénominations qui impliquent un jugement de valeur" [L'Orthodoxie, l'Eglise des sept Conciles, DDB, 1997] 


 

Primat


Evêque exerçant une primauté d'honneur sur ses pairs, les autres évêques de son Eglise local, autonome ou autocéphale. Il peut être patriarche, archevêque ou métropolite. Son élection est faite par le collège des évêques (synode), parfois aussi par des clercs et des laïcs (Chypre et Alexandrie), parfois par un tirage au sort sur une liste de quelques élus avec l'accord de l'Eglise-Mère s'il s'agit d'une Eglise autonome. Le primat a certains privilèges sur les autres évêques de son Eglise locale, mais il ne peut agir sans leur accord exprimé au sein du synode qu'il préside (le primat est vis-à-vis des autres évêques un primus inter pares : premier entre les égaux).

[Extraits du dossier "L'Orthodoxie, des faits et des chiffres", préparé par Michel Stavrou, chargé de cours à l'Institut de Théologie Orthodoxe Saint Serge de Paris, pour la Revue Géopolitique, Novembre 1994]
 

Saint et Grand Concile Pan-Orthodoxe


"[...] Le Patriarche Oecuménique, doyen de l'Eglise orthodoxe, a pris une part importante à ces efforts de coopération. Après la première guerre mondiale, le Patriarcat de Constantinople avait considéré la possibilité de réunir un "grand concile" de toute l'Eglise orthodoxe, et un premier pas avait été fait : des plans furent élaborés pour un "pro-synode" qui devait préparer l'agenda du concile. Un comité préliminaire inter-orthodoxe se réunit au Mont Athos en 1930, mais le "pro-synode" lui-même ne fut jamais réuni, en grande partie à cause de l'obstruction du gouvernement turc. Aux environs de 1950, le Patriarche Oecuménique Athénagoras reprit la même idée et après de nombreux ajournements, une "conférence pan-orthodoxe" se tint à Rhodes en septembre 1961. Il y eut deux autres conférences à Rhodes en 1963 et 1964, et depuis lors des conférences et comités orthodoxes se tiennent régulièrement à Genève. Les principaux points de l'ordre du jour du "grand et saint Concile" (s'il se réunit un jour) seront sans doute le problème de la désunion des orthodoxes dans la diaspora, les relations des orthodoxes avec les autres Eglises chrétiennes (œcuménisme) et l'application de l'enseignement orthodoxe sur la morale dans le monde moderne."

[Extraits de "L'Orthodoxie, l'Eglise des sept conciles" (collection Théophanie, Edition Desclée de Brouwer, 1997) de Monseigneur Kallistos (Ware), évêque de Diocleia)]
 

Synode


Assemblée de tous les évêques d'une Eglise locale, le synode épiscopal se réunit périodiquement, présidé par le primat, pour prendre les grandes décisions de l'Eglise locale. Les affaires courantes sont gérées par un synode "permanent" ou "restreint" composé de quelques évêques ayant chacun un domaine de compétence. Il rend compte de ses travaux au synode épiscopal.

[Extraits du dossier "L'Orthodoxie, des faits et des chiffres", préparé par Michel Stavrou, chargé de cours à

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